A lire : Chine
La Chine et la Grèce

A l'occasion d'une récente visite en Grèce le premier ministre chinois Wen Jibao a annoncé que son pays était disposé à investir dans les obligations d'État qu'Athènes compte utiliser comme principal instrument de refinancement. Pour la Grèce que la crise économique et financière a mis pratiquement en faillite, la promesse chinoise est un don du ciel. Le premier ministre grec, de l'époque, Georges Papandreou, avait d'ailleurs chaudement remercié son hôte chinois et lui a promis en retour de contribuer « par tous les moyens" au progrès des relations entre l'Europe et la Chine.
Pékin n'en attendait pas moins et joignant le geste à la parole les deux Premiers-ministres ont signé divers accords sur le développement des investissements chinois et les échanges commerciaux qui devraient atteindre les 8 milliards de dollars en 2015.
Donnant-donnant ou gagnant-gagnant ? En tout cas la Chine semble avoir bel bien pris pied en Grèce et certains analystes, estiment même qu'elle compte utilise ce berceau de la civilisation européenne comme une  clef pour l'Europe, alors que Pékin a déjà acquis cette année pour 400 millions de titres espagnols.
Toutefois, cette nouvelle implantation chinoise en Grèce suscite des craintes car les échanges commerciaux entre la Chine et l'Europe sont très défavorables aux Européens avec une balance commerciale en déficit de plus de 130 milliards d'euros l'année dernière. Le déficit risque de se creuser encore car la Grèce pourrait bien se voir submergée par une vague de produits « made in China » dont le prix défiant toute concurrence attire particulièrement les consommateurs en période de crise.
Mais si certains européens font la grimace, M. Wen a sans doute raison de garder le sourire. Après sa visite en Grèce il s'est rendu en Turquie où il a décidé avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de faire passer les échanges entre les deux pays à environ 50 milliards de dollars en 2015. Auparavant il s'était mis d'accord avec Silvio Berlusconi pour faire passer à la même date les échanges sino-italiens à quelque 100 milliards de dollars.
André Birukoff



Le « soft-power » chinois à l'épreuve du Nobel de la Paix

Avant même que le Prix Nobel de la Paix soit décerné au dissident chinois Liu Xiaobo, Pékin avait sorti les crocs en qualifiant d'avance la récompense de « geste inamical ».
Alors que le monde entier, Barack Obama en tête, s'en félicitait et réclamait la libération du dissident emprisonné depuis 11 ans, la Chine est restée ostensiblement silencieuse pourchassant impitoyablement le nom du « renégat » sur les sites internet et les SMS.
Après le feu vert des autorités, les médias officiels ont, à l'unisson, interprété le dernier Nobel la Paix comme un élément supplémentaire d'un vaste complot antichinois, destiné à imposer à la Chine les valeurs occidentales. La réaction avait été semblable en 1989 quand la même récompense avait distingué le dalaï-lama. Le Quotidien du peuple n'a d'ailleurs pas manqué de mettre les deux lauréats dans le même sac en affirmant  que ni l'un ni l'autre n'avait contribué à « la croissance en Chine ces dernières décennies".
Le choix de l'Académie Nobel aura ainsi eu, accessoirement, le mérite de montrer les limites du « soft-power » à la chinoise. Le sourire que les potentats chinois arborent généralement dans les réunions internationales s'est vite transformé en grimace tandis qu'à Pékin la police a rapidement envoyé au trou les rares dissidents qui ont osé se réjouir de la récompense de Liu Xiaobo.

 

 

 

 

 

 

A-lire: Chine
Les trente ans qui ont changé la Chine ( 1980-2010)

Ce livre de Caroline Puel qui couvre la Chine depuis de nombreuses années pour des médias français comme Libération ou Le point, aurait pu avoir comme sous-titre «Chroniques de Pékin». L'auteur a en effet choisi un plan chronologique en présentant les uns après les autres les événements clés des trente dernières années donnant ainsi au livre, écrit au présent, l'apparence d'un recueil de chroniques.
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Vienne 1913. L'empire austro-hongrois est "une soupe de légumes, une grosse salade infecte" où coexistent tant bien que mal autrichiens, hongrois, croates, bosniaques, italiens, et autres ukrainiens. Quant à Vienne, il y coule un fleuve "sombre et puissant...le fleuve du sexe".Un roman tout en finesse à l'ombre du grand Freud. Suite
William Boyd. L'attente de l'aube. Editions du Seuil.
(en librairie le 3 mai)

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Nazis : Magda Goebbels, la mère monstrueuse

Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible». Suite


 

Un choix parmi les nouveaux romans


birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.