A lire: nazis
Magda Goebbels, la mère monstrueuse

Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Subitement, raconte la mère de Magda, elle les bat à nouveau. «Je ne peux pas voir une chose pareille», dit-elle »Nul ne peut avoir autant de chance». Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible».

Elle empoisonne ses six enfants

On connaît l’horrible fin de celle qui avait épousé l’un des plus fanatiques serviteurs d’Hitler. Elle empoisonna ses six enfants et se suicida dans le bunker du Führer. Hitler pourtant lui avait proposé de fuir à bord des derniers avions qui pouvaient encore quitter Berlin. Mais Magda refuse. Le chauffeur de Hitler Erich Kempa revient à la charge et lui fait valoir qu’il dispose encore de trois véhicules blindés qui pourraient emmener les enfants jusqu’à Tempelhof. Magda semble alors hésiter, mais Goebbels surgit. Il a entendu la fin de la conversation, et déclare que sa femme est libre d’emmener ses enfants en lieu sûr, mais que lui se suicidera avec le Führer. «Magda, raconte Anja Klabunde, dans un saisissant portrait paru chez Tallandier, change aussitôt de comportement. Elle assure son mari qu’elle restera avec les enfants» Lorsque les soviétiques parviendront jusqu’au bunker du Führer ils découvriront six enfants dans leurs chemises de nuit blanches, les filles avec leurs rubans blancs dans les cheveux. Ils ont l’air de dormir.

Elevée par un commerçant juif

Personne n’aurait pu imaginer, au début du 20 ème siècle une fin aussi horrible pour cette petite fille, enfant non reconnu par son père biologique, qui sera confiée à sa mère mariée à un commerçant juif Richard Friedländer. La petite Magda sera elevée dans la pratique des deux croyances , le catholicisme de sa mère et la religion juive de son beau père. Quelques années plus tard, elle rencontrera ainsi le premier amour de sa vie, Victor Arlosoroff, un militant sioniste, en l’honneur duquel Israel a élevé un monument près de la plage de Tel Aviv. Magda est heureuse de participer, d’être utile. Elle accompagne Victor dans des réunions, participe aux distributions de vivres aux juifs d’Europe de l’est ayant fui les pogroms. Mais peu à peu la liaison perd en intensité: Victor est pris de plus en plus par ses activités sionistes, et la jeune femme est témoin de la dégradation de la condition des juifs accusés par la société allemande - bien avant l’arrivée au pouvoir de la lie brune- d’être responsable des maux du pays.

Son premier mari : un riche industriel

Elle rencontrera dans un train, à l’age de 18 ans son premier mari, un industriel, Günther Quandt qui est l’un des hommes les plus riches d’Europe. Magda est ravissante, mais là aussi, le désir de reconnaissance, de participer à quelque chose de plus grand qu’elle - elle est fascinée par l’existence de grande bourgeoise que cette union peut lui apporter - joue un rôle. Mais Quandt la déçoit. Elle recherche un épanouissement, il la traite comme la dernière des aides comptables quand il revise avec elle les comptes de la maison. Elle espérait jouer un rôle social important en devenant Frau Quandt. Cet espoir est décu.

Le coup de foudre de Goebbels

Lorsque Goebbels, qui a un coup de foudre pour la jeune femme dès qu’il la rencontre ( «Tonnerre de Dieu, dit-il, elle est fantastique»), lui donnera l’impression de pouvoir s’investir dans une cause, et de devenirune "grande dame" du nazisme, elle s’y jettera tête baissée. Le destin de cette femme qui ne pouvait pas exister par elle même était scellé. Elle avait signé un pacte avec le diable. La voyante avait raison.
Anja Klabunde. Magda Goebbels. Tallandier


A lire: livres - histoire.
Nazis. La psychologie de Goebbels.

Deux volumes sont déja parus chez Tallandier. L’intégrale publiée par l’Institut fuer Zeitgeschichte de Munich et de Berlin fait vingt-neuf volumes. Ce journal que Goebbels destinait à la publication traduit la démesure de son auteur en proie à un égarement autosuggestif qui le poussait à écrire l’histoire afin que les générations futures voient le vingtième siècle à travers les yeux du chef de la propagande national-socialiste. «Il est tout à fait remarquable, écrit-il par exemple, au lendemain du débarquement allié en Normandie, que le Fuehrer soit absolument sûr et ne montre aucun signe de faiblesse. Que Churchill fasse déjà le fanfaron et qu’il se décerne d’avance les lauriers de la victoire ne saurait nous étonner : il l’a toujours fait». Le 28 mars 1945, un mois environ avant son suicide dans le Bunker de la chancellerie, avec toute sa famille, Hitler et Eva Braun, Goebbels croit toujours à la bonne étoile du Fuehrer. «On a toujours l’impression qu’il vit dans les nuages, écrit-il, mais il est déjà si souvent descendu des nuées, tel un deus ex machina. Il persiste dans sa conviction que la crise politique au sein du camp ennemi justifie nos plus grands espoirs». Quelques pages auparavant, Goebbels reconnaissait pourtant qu’il régnait une «ambiance de fin du monde» dans l’entourage du Fuehrer.

+ Pour aller plus loin: les Nazis

+ La fuite des Nazis en Amérique du Sud

 


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Vienne 1913. L'empire austro-hongrois est "une soupe de légumes, une grosse salade infecte" où coexistent tant bien que mal autrichiens, hongrois, croates, bosniaques, italiens, et autres ukrainiens. Quant à Vienne, il y coule un fleuve "sombre et puissant...le fleuve du sexe".Un roman tout en finesse à l'ombre du grand Freud. Suite
William Boyd. L'attente de l'aube. Editions du Seuil.
(en librairie le 3 mai)

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Histoire: rien ne vient étayer la thèse selon lequel la résistance de l'amiral Canaris à Hitler aurait été un "mythe"

L'historien Pierre Jardin, agrégé d'histoire et docteur d'état en sciences humaines et sociales, s'inscrit en faux contre la thèse d'Eric Kerjean selon lequel la résistance de l'amiral Canaris à Hitler aurait été un "mythe". Eric Kerjean, écrit-il, multiplie dans son ouvrage "Canaris : le maître espion de Hitler" (Perrin) " les erreurs factuelles,et défend ses principales thèses sans apporter beaucoup plus que des affirmations péremptoires qui rien ne vient étayer" Suite


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Nazis : Magda Goebbels, la mère monstrueuse

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Un choix parmi les nouveaux romans


birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.