A lire : idées-nouveaux philosophes
BHL devrait-il réviser ses classiques de philo?
Un réquisitoire de Daniel Salvatore Schiffer contre les "nouveaux philosophes"
Daniel Schiffer, l’auteur de cette «Critique de la déraison pure» se défend d’attaquer dans ce livre l’esthète «aussi fascinant puisse t-il paraître», ou le polémiste « aussi redoutable soit-il», c’est au philosophe qu’il en veut. La philosophie française, estime t-il, mérite mieux que «l’horrible réputation que BHL est en train de lui tailler». Schiffer, agrégé de Philosophie, et professeur d’esthétique à l’Ecole supérieure de l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège, est l’auteur de nombreux ouvrages dont le Dandysme, dernier éclat d'héroïsme, paru en 2010 aux Puf, ainsi que d’une biographie d’Oscar Wilde ( Gallimard, 2009). Il englobe dans sa critique les «nouveaux philosophes» mais s’en prend tout spécialement à BHL: "Enfermé dans ses obsessions, emmuré dans sa subjectivité et prisonnier de son narcissisme, confondant son «Surmoi»avec son «moi» et incapable même de prendre une quelconque distance avec son ego, il ne cesse de tordre les textes à sa guise». Ecrit d’une plume alerte, Critique de la déraison pure, sera un régal pour tous ceux qu'intéressent les polémiques qui agitent le milieu intellectuel français.
Daniel Salvatore Schiffer. Critique de la déraison pure. François Bourin Editeur
A lire: idées
Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, l'une des dernières grandes voix du libéralisme.
Le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa est sans doute de nos jours l'une des dernières grandes voix du libéralisme. En France en tout cas, s'il existe d'honnêtes intellectuels qui en défendent encore les vertus, personne n'a encore vraiment succédé à Revel ou à Aron. Le recueil d'articles et d'essais de Vargas Llosa, publié chez Gallimard sous le titre De sabres et d'utopies, documente l'itinéraire de ce grand écrivain qui s'est détourné rapidement de l'utopie castriste pour devenir l'adversaire irréconciliable du politiquement correct et des renoncements face à la nouvelle barbarie de ce début du 21 ème siècle : le nationalisme et le fondamentalisme religieux.
Mario Vargas Llosa. De sabres et d'utopies. Gallimard.
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A-lire: idées
Les totalitarismes.
Les totalitarismes ne se contentent pas de combattre les démocraties « bourgeoises » comme si elles leur étaient étrangères, ils en procèdent et leur lancent un défi qu'elles sont mises en demeure de relever. Le cœur de l'ouvrage est formé par la reconstitution des trois expériences qui méritent le nom de totalitaires au sens strict : le bolchevisme, le fascisme et le nazisme. L'accent est porté sur la dynamique qui les anime, voie royale pour en appréhender l'essence à partir de leurs contradictions intimes. Mais l'intérêt de la perspective est aussi d'éclairer par contraste les transformations profondes qu'a connues la démocratie. Les grandes réformes politiques et sociales d'après 1945 prennent tout leur sens en tant que réponses au défi totalitaire. La « démocratie libérale » telle que nous la connaissons aujourd'hui est issue de cet effort pour surmonter les failles dont se nourrissaient les refus totalitaires. Le XXe siècle n'a pas été seulement le théâtre de tragédies sans exemple. Il a été également le siège d'une réussite aussi méconnue que décisive qu'il n'est que temps de tirer de l'ombre.
Marcel Gauchet . A l'épreuve des totalitarismes. Gallimard. Bibliothèque des Sciences humaines.
A lire: idées-foucault
Foucault le philosophe français, idole de toute une génération, mis à mal par l'universitaire Jean Marc Mandosio
" Il y a chez Foucault, comme chez la plupart de ses contemporains à prétention philosophique, une prolifération conceptuelle qui est surtout, à bien y regarder, une inflation verbale" écrit Jean- Marc Mandosio dans un essai au vitriol sur Michel Foucault publié aux Editions de l'encyclopédie des nuisances. Le philosophe qui continue à être une référence pour ses critiques des institutions sociales est qualifié d'"intellectuel mondain". Mandosio dénonce les incohérences de son "archéologie du savoir" et rapelle certaines de ses étonnantes erreurs de jugement. "Par gouvernement islamique, avait notamment écrit Foucault,à propos de l'accès au pouvoir de Khomeiny, personne,en Iran, n'entend un régime politique dans lequel le clergé jouerait un rôle de direction ou d'encadrement". Pour quelqu'un (Foucault) qui prétendait connaitre parfaitement les époques dont il traitait, ces considérations laissent pantois. Mandosio est maïtre de conférences à l'école pratique des Hautes Etudes.
Jean-Marc Mandosio. Longévité d'une imposture.Michel Foucault.
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A-lire : idées-populismes
Populismes et extrème droite en Europe
Le populisme relooké version «patrimoniale» a le vent en poupe en Europe, même si l'extrême droite pure et dure comme «Ataka» en Bulgarie est loin d'avoir disparu.
Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, décrit avec acuité, dans son dernier livre, les racines de ce phénomène. Populismes: la pente fatale (Plon) documente et analyse d'une manière claire et didactique les divers traumatismes qui ont favorisé et continuent de soutenir la progression de ces mouvements.Et il n'y a pas dans ce domaine d'exception française...
Dominique Reynie. Populismes : la pente fatale. Plon
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A lire : idées - communisme
Malgré son bilan désastreux, l'idée d'un communisme révolutionnaire a toujours la cote auprés de certains intellectuels
L'historien Stéphane Courtois, coauteur du célèbre Livre noir du communisme (Robert Laffont 1997) lance un nouveau pavé dans la mare de l'histoire du communisme français en reprenant sous le titre Le bolchevisme à la française ( Fayard) les articles qu'il avait consacrés depuis une trentaine d'années à ce sujet hautement polémique. Chaque chapitre est précédé d'une courte introduction mettant en perspective le thème de la contribution avec nos yeux d'aujourd'hui. «Si surprenant que cela puisse paraître après un bilan aussi désastreux sur le plan économique et social et aussi tragique sur le plan de l'humanité, l'idée d'un communisme révolutionnaire, continue d'agiter un certain nombre d'intellectuels et non des moins en vue de la scène médiatique»
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A lire : idées-Sofsky
"Big brother" est devenu une réalité...
Le « Big Brother » qu'annonçait George Orwell dans « 1984 » est devenu une réalité et notre espace privé, réduit à une peau de chagrin, est désormais en voie de disparition. Bientôt nous n'aurons plus rien à cacher, or souligne Wolfgang Sofsky « celui qui croit qu'il n'a rien à cacher a déjà renoncé à sa liberté ». Pouvons-nous encore réagir ? Nous soustraire aux indiscrétions ? Préserver au moins une parcelle d'intimité ? Wolfgang Sofsky dont les phrases sonnent parfois comme des slogans ou des maximes, appelle sans doute à la résistance mais remarque aussi, avec amertume, que nous sommes en grande partie responsable de la situation ayant sacrifié notre vie privé à notre confort et notre besoin d'assistance.ab.
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A lire: idées- violence
Violence
et ordres sociaux
Douglas North, colauréat du prix Nobel d'économie 1993, John Wallis, historien de l'économie, professeur à l'université du Maryland, et Barry Weingast, professeur de science politique à Stanford, estiment que la croissance est directement liée à la capacité des systèmes économiques à permettre à chaque individu de s'élever dans la société par la création de richesses.
Dans l'autre système que les auteurs de Violence et ordres sociaux (Gallimard, 2010), opposent au premier, l'élite restreint tellement l'accès au pouvoir qui donne l'accès à la richesse que la croissance est faible et le développement ne se produit pas.
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Violence et ordres sociaux. Bibliothèque des sciences humaines. Gallimard
A lire : idées-weber
Des erreurs dans certaines traductions de Max Weber
Ce « classique » de la sociologie qu'est devenu L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme de Max Weber est disponible en français dans trois traductions différentes. Quand on sait que des pans entiers de l'œuvre wébérienne – en particulier sa sociologie de la domination – ne sont toujours pas accessibles en français et quand on connaît le manque flagrant en France de traducteurs « compétents » – surtout pour la langue allemande ‑, on peut regretter cette « surabondance», qui ne peut que plonger le lecteur profane dans l'embarras. Mais, en l'occurrence, il semble que le bon choix ne soit pas trop difficile à faire.
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