A lire : roman étranger
Jefferson Parker : des aventures à couper le souffle...


Si Zorro était une femme son nom serait à coup sur Allison Murietta. Masquée comme Zorro, comme lui elle ne s'attaque qu'aux méchants qu'elle met promptement hors d'état de nuire mais ne tue jamais. A la manière de Robin des Bois, elle partage le fruit de ses rapines avec les pauvres par l'intermédiaire de dons en liquide qu'elle adresse régulièrement à des organisations à but non lucratif.
Allison Murietta affirme descendre en droite ligne du légendaire Joaquin Murietta, un bandit au grand cœur, décapité en 1853 et dont la tête conservée dans un bocal de formol a été montrée dans toutes les villes Californie du Nord pour édifier les populations.
Spécialisée dans les attaques à main armée et les vols de voitures de luxe, Allison sait soigner sa pub. Elle ne répugne jamais à se faire filmer en pleine action par des caméras de surveillance, sa fidèle Cañonita - un pistolet à deux canons superposés- au poing. Elle n'hésite pas non plus à envoyer ses photos aux médias qui en ont rapidement fait leur sujet favori. A la manière d'Arsène Lupin elle laisse derrière elle sa carte de visite avec ces quelques mots : « Vous venez d'être victime d'Allison Murietta. Bonne journée ».
A coup sur, « Signé : Allison Murietta » de l'Américain T.Jefferson Parker, publiée chez Calmann-Lévy dans la collection Robert Pépin, ravira les amateurs d'aventures à suspense qui une fois le livre ouvert auront bien du mal à s'arrêter de tourner les pages.
Personne ne peut raisonnablement rester indifférent au charme d'Allison Murietta, voleuse la nuit et qui de jour se coule parfaitement dans la personnalité tout aussi charmante et voluptueuse de Suzanne Jones, professeur d'histoire et femme libérée qui circule en Chevrolet Corvette et dont aucun des trois enfants n'a le même père.
Allison mène sans problème cette double vie jusqu'au jour où brusquement tout se détraque. Une affaire de diamants d'une valeur d'un demi-million de dollars qu'Allison pensait régler en deux temps trois mouvements part en vrille et aboutit au massacre de dix hommes dont plusieurs membres de la redoutable mafia salvadorienne la « Mara Salvatrucha ».
Allison qui est parvenue à s'emparer des diamants devient alors la cible d'un effrayant tueur à gage, Lupercio Maygar, un petit homme trapu qui adore découper ses ennemis à la machette.
Chargé de l'enquête, le policier novice, Charlie Hood, rentré récemment d'Irak et constamment hanté par la guerre, tombe irrémédiablement amoureux de Suzanne Jones mais comprend vite qu'elle et Allison ne sont en fait qu'une seule est même personne. Un dilemme qu'il lui faudra résoudre et qui, au fil du récit, devient le véritable sujet du roman de T. Jefferson Parker.
André Birukoff

« Signé : Allison Murrieta » T.Jefferson Parker. Calmann-Lévy

 

 

 

 

 

 


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William Boyd. L'attente de l'aube. Editions du Seuil.
(en librairie le 3 mai)

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Nazis : Magda Goebbels, la mère monstrueuse

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birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.