Vargas Llosa, une grande voix du libéralisme.

Le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, dont un recueil d'articles est paru chez Gallimard, est l'une des dernières grandes voix du libéralisme. En France en tout cas, personne n'a encore succédé à Aron ou à Revel. "Le libéralisme, estime Vargas Llosa, n'est pas une idéologie,c'est à dire une religion laïque et démocratique, mais une doctrine ouverte qui évolue et se plie à la réalité au lieu d'essayer de forcer la réalité à se plier à elle".

La nouvelle barbarie

"De sabres et d'utopies" recueil de conférences et d'articles publiés tout au long de sa vie par l'écrivain n'est pas uniquement comme son sous-titre pourrait le laisser penser un livre consacré l'Amérique Latine. Il y a bien sur de nombreuses réflexions sur ce continent, dont Vargas Llosa, citoyen du monde, se reconnaît le fils. Mais c'est surtout une voix magistrale qui s'élève tout au long de ces 540 pages ( admirablement traduites par Albert Bensoussan) pour dénoncer les errances de la pensée contemporaine et occidentale en particulier, comme cet article de 2004 intitulé "Les putains tristes de Fidel" ou Vargas LLosa dénonce la politique du "dialogue amical" avec Cuba prôné par le socialiste espagnol Zapatero. "C'est une insulte à l'intelligence, écrit Vargas en 2004, que de prétendre faire croire que la façon la plus efficace d'obtenir des concessions de Castro est l'apaisement, le dialogue et les démonstrations d'amitié avec sa tyrannie". Une remarque qui claque comme une gifle pour les dévots du dialogue qui inondent ce début du 21e siècle. Phrase à laquelle répond comme en écho cette définition de la nouvelle barbarie en 2005 à Washington."Hier elle s'est appelée fascisme et communisme, aujourd'hui elle s'appelle nationalisme et fondamentalisme religieux".

Une langue remarquable de clarté

Les textes publiés dans ce livre ont été choisis par l'écrivain espagnol Carlos Granes qui a fait là un remarquable travail. Ils sont tous d'actualité et constituent une réflexion sur les grands courants du monde contemporain dans une langue d'une clarté remarquable. Les plumitifs qui fleurissent sur les rayons des librairies feraient bien de s'en inspirer. Même pour parler de Marx d'ailleurs. Le marxisme de Marx de Raymond Aron n'est il pas l'une des meilleurs introductions à l'oeuvre du philosophe?
On trouvera également dans De sabres et d'utopies une série d'articles de Vargas Llosa sur des artistes et écrivains latino-américains ainsi que de cinglantes critiques de l'indigénisme.
Mario Vargas Llosa. De sabres et d'utopies. Arcades. Gallimard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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L'attente de l'aube : le nouveau roman de William Boyd

Vienne 1913. L'empire austro-hongrois est "une soupe de légumes, une grosse salade infecte" où coexistent tant bien que mal autrichiens, hongrois, croates, bosniaques, italiens, et autres ukrainiens. Quant à Vienne, il y coule un fleuve "sombre et puissant...le fleuve du sexe".Un roman tout en finesse à l'ombre du grand Freud. Suite
William Boyd. L'attente de l'aube. Editions du Seuil.
(en librairie le 3 mai)

+Autres romans francais et étrangers



 



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Histoire: rien ne vient étayer la thèse selon lequel la résistance de l'amiral Canaris à Hitler aurait été un "mythe"

L'historien Pierre Jardin, agrégé d'histoire et docteur d'état en sciences humaines et sociales, s'inscrit en faux contre la thèse d'Eric Kerjean selon lequel la résistance de l'amiral Canaris à Hitler aurait été un "mythe". Eric Kerjean, écrit-il, multiplie dans son ouvrage "Canaris : le maître espion de Hitler" (Perrin) " les erreurs factuelles,et défend ses principales thèses sans apporter beaucoup plus que des affirmations péremptoires qui rien ne vient étayer" Suite


A-lire : histoire
Les Incas

Les Incas sacrifiaient des enfants et étaient de féroces guerriers. Personne n'a jamais retrouvé les trésors qu'ils auraient caché dans les Andes pour qu'ils ne tombent pas dans les mains des conquistadores espagnols. Suite


A-lire : histoire
Nazis : Magda Goebbels, la mère monstrueuse

Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible». Suite


 

Un choix parmi les nouveaux romans


birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.