Mondialisation
L'Occident mondialisé

Dans l’Occident mondialisé, controverse sur la culture planétaire, publié chez Grasset, Hervé Juvin, patron de l’Eurogroup Institute, et le sociologue Lipovetsky, s’interrogent sur les conséquences de la mondialisation.

La culture-monde

Cette culture- monde comme l’apelle Lipovetsky, est-elle une supercherie destinée à masquer l’économisation totale de la planète, ou propose t-elle une nouvelle culture offrant par exemple une infinité de choix culturels et de possibilités de réalisation personnelle aux habitants de notre planète. Est-elle annonciatrice de nouveaux conflits encore plus durs qu’a l’époque des guerres nationales, qui n’opposeraient plus des Etats, mais des conglomérats culturels atomisés luttant pour leur survie ou leur suprématie? Même si leurs points de vue divergent, Lipovetsky étant plus optimiste que Juvin avec sa vision d’une humanité réconciliée, les deux auteurs ont l'honnêteté critique de répondre par le doute à beaucoup de questions.

Les effets d'Internet

«Que seront les effets d’Internet, du téléphone satellitaire, et même de l’accés de la Tv par satellite dans les zones les plus reculées de la planète? La vérité, dit Juvin, est que nous n’en savons rien et que toutes les surprises nous attendent». Lipovetsky s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle la culture-monde est une usine qui fabrique toujours plus d’uniformité, mais reconnaît dans un autre passage que cette même culture est inséparable d’un travail d’uniformisation planétaire. «Encore faut-il dire jusqu’à quel point», continue t-il. Question de nuances donc dans l’appréciation, mais était-il alors intéressant de poser les termes d’un débat débouchant souvent sur des apories? La réponse est oui, car ce volume, sans apporter de réponses définitives à la question - qui le pourrait d’ailleurs? - a le mérite de lister d’une manière intelligente toutes les conséquences culturelles de la mondialisation.

Marchandisation de la culture

Cette «culture -monde», comme l'appelle Lipovetsky, est certes, vue d’une autre planète, une culture mondialisée n’ayant plus grand chose à voir avec ce que nous avions l’habitude d’appeler culture mais vue de notre humble point de vue de personne humaine,elle est tout simplement notre culture tout court. Marchandisation de la culture, culturalisation de la marchandise. On ne comprend plus grand chose à ce qui nous entoure, y compris à ce qui nous a fait. Une consommation esthétique de masse «déculturée» se déploie à grande échelle. La «culture-monde» réduit chaque plante, chaque animal, chaque parcelle, et jusqu’aux hommes et aux femmes de cette terre à leur utilité. Et Juvin d’écrire que la société de marché a nommé culture ce qui rend uniforme, ce qui dissout les styles, les formes, les couleurs et les sons par lesquels des hommes naïfs prétendaient exprimer leur écart,par lesquels ils affirmaient ne pas être pareils- ce qu’ils appelaient leur dignité.Tout ceci est-il annonciateur de conflits encore plus violents que par le passé?

Vers la fin du livre, dans un débat entre les deux auteurs, Lipovetsky revient sur les prophéties de Juvin - les ressentiments à l'égard des nantis vont s’exacerber à mesure que les différences se réduisent dans des sociétés incapables de donner satisfaction aux désirs illimités qu’elles font naitre chez tous- et estime que la formidable expansion de la grande criminalité organisée et de la violence à grande échelle contre des populations civiles ne peuvent que conforter ses sinistres prévisions. « Le pire pourtant, remarque t-il n’est jamais sûr».
Un livre à lire qui donne des clefs pour mieux appréhender le monde qui nous entoure. Fh.
Hervé Juvin. Gilles Lipovetsky. L’occident mondialisé. Grasset.
Collection Nouveau collège de philosophie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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(en librairie le 3 mai)

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birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.