La mort de Mussolini

Les derniers jours du Duce

Déguisé dans un uniforme allemand

Lorsque les partisans italiens inspectent le camion où est caché Mussolini, ils découvrent le Duce recroquevillé dans une capote vert-gris, coiffé d'un casque, le regard caché par d'épaisses lunettes noires. Mussolini a revêtu un uniforme allemand pour se déguiser et fait semblant d'être dans un profond sommeil éthylique, mais le commandant en second de la 52e brigade Garibaldi le reconnaît. Les Allemands qui accompagnent le convoi - parmi lesquels se trouvent pourtant des SS - le laissent arrêter sans résistance et abaissent même le marchepied arrière du camion pour faciliter la descente du prisonnier. Pitoyable fin du dictateur italien dont Hitler avait pris congé en 1944 en assurant qu'il était «son seul ami au monde». Le Duce sera exécuté avec sa maîtresse, les cadavres exposés à Milan seront jetés a même le sol. On écrasera leur visage à coups de talon, on urinera même sur la dépouille de Clara Petacci la compagne du Duce.

Mussolini contre la bourgeoisie

Les derniers jours de Mussolini, racontés par Pierre Milza, ex professeur à Sciences-Po, à qui l'on doit déjà une biographie de Mussolini, également publiée chez Fayard, commencent avec les tentatives dérisoires du dictateur pour essayer de gagner la sympathie des classes populaires en embarquant ce qui reste de son régime dans une politique de gauche. A l'automne 43, note Milza, le principal ennemi du fascisme n'est plus pour Mussolini le socialisme mais la bourgeoisie qu'il tient pour responsable du naufrage de l'Italie.

Une éxécution pitoyable

Le Duce est naïf, croyant encore, lorsqu'il fuira vers le «réduit alpin» de la Valteline, à la prochaine arrivée de 5000 «chemises noires» rassemblées par le secrétaire du parti fasciste Alessandro Pavolini. Ce dernier n'arriva finalement qu'avec une douzaine de brigadistes car le reste a fait défection. Pitoyables également toutes ces versions contradictoires de l'exécution du Duce que Pierre Milza nous décrypte dans le livre, en essayant de démêler le vrai du faux. La fin de Mussolini recèle en effet encore des zones d'ombre, ne serait-ce que la destinée finale du magot emporté dans sa fuite. Les fonds - 190 milliards de lires de l'époque- auraient fini par aboutir dans les caisses du jeune état italien et ...du Parti Communiste. Mystère aussi que ces documents secrets que le Duce aurait transporté avec lui et qui auraient contenu des documents confidentiels sur ses relations avec Churchill. Ecrit d'une manière vivante et sur un rythme haletant, le livre de Milza se lit d'une traite.
Pierre Milza. Les derniers jours de Mussolini. Fayard.

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(en librairie le 3 mai)

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birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.