A lire: histoire
Nazis: l'itinéraire de Magda Goebbels.
Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Subitement, raconte la mère de Magda, elle les bat à nouveau. «Je ne peux pas voir une chose pareille», dit-elle »Nul ne peut avoir autant de chance». Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible». Anja Klabunde raconte comment Magda dont le premier grand amour sera un militant sioniste, finira par signer un pacte avec le diable.
Anja Klabunde. Magda Goebbels. Tallandier.
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A lire : histoire
Albert Speer, l'architecte de Nüremberg: au coeur du Troisième Reich
"Hitler, explique Speer, architecte du Fuehrer, dans ses mémoires parues chez Fayard, aimait à expliquer qu'il construisait pour léguer à la postérité le génie de son époque.Car en fin de compte, seuls les grands monuments rappelaient les grandes époques de l'histoire.Que restait-il de l'oeuvre des empereurs romains? Quels étaient les vestiges de leur grandeur, sinon les édifices qu'ils avaient fait construire? Il y a toujours prétendait-il des périodes de déclin dans l'histoire d'un peuple; mais les monuments qu'il a édifiés sont alors les témoins de son ancienne puissance"
Architecte de talent, Speer mettra son intelligence et ses compétences au service de la machine de guerre nazie et d'une idéologie totalitaire. Ce n'est que dans les derniers mois du régime que ses yeux se dessillent. Il aura auparavant exploité pour les grands chantiers du Führer le travail des prisonniers de guerre et ceux des camps de concentration. C'est à Nuremberg que l'on peut le mieux encore de nos jours découvrir les vestiges des rêves de grandeur du Fuehrer. Speer y construisit le Reichsparteigelaende, le centre de rassemblement pour les manifestations de masse du parti. Sur une esplanade, 130 projecteurs de défense aérienne illuminaient le ciel. D'abord bien détachés, ils se fondaient dans le ciel à une hauteur de 6 ou 8 kilomètres. Commentaire de l'ambassadeur britannique Henderson, cité par Speer dans ses mémoires :" C'était en même temps solennel et beau, on se serait cru dans une cathédrale de glace".
Albert Speer.Au coeur du troisième Reich. Fayard.
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A lire: les Nazis droguaient certains de leurs soldats
L'infanterie allemande n'a pas été la seule à être gavée de drogue dans les moments difficiles. La «pilule magique», surnommée la pilule de Goering,a été généreusement distribuée aux conducteurs de chars et à la Luftwaffe du Maréchal Goering dont une biographie a été récemment publiée chez Perrin. Les écoliers des jeunesses hitlériennes affectés à la défense aérienne recevaient également leur ration de Pervitin. Vers la fin de la guerre, les Nazis travaillaient d'arrache-pied à une nouvelle drogue encore plus efficace...
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Opération Walkyrie. Stauffenberg et la véritable histoire de l'attentat contre Hitler.
Ce livre de Jean-Paul Picaper est sans doute l'un des meilleurs qui aient été écrits sur la tentative d'assassiner Hitler du 20 juillet 1944. Picaper, qui a été pendant 26 ans correspondant du Figaro à Berlin, raconte avec talent toutes les tentatives de la résistance allemande pour éliminer le Führer. "Une résistance, écrit en préface l'ancien président de la République Fédérale Allemande Horst Koehler, qui fut plus fréquente et répandue dans le pays qu'on ne l'a longtemps admis. Les personnes directement impliquées dans la conjuration du 20 juillet étaient au nombre de 110, mais le nombre total des éxécutions aurait dépasée 5000 personnes, sur 7000 arrestations. L'une des parties les plus intéressantes du livre est le dernier chapitre où Picaper explique comment une campagne orchestrée depuis Moscou et relayée en Europe par une certaine gauche tenta de discréditer la résistance allemande en affirmant que la résistance des militaires à Hitler ne s'était cristallisée que très tard pendant la guerre, essentiellement pour des raisons militaires et non pas morales ou politiques, plus précisément quand des officiers comprirent en octobre 1941 que le Blitzkrieg allait échouer contre l'Urss. Un livre reste à écrire sur les manipulations des médias par les régimes communistes. Dans les années 60, l'un des modèles du genre, rapelle Picaper, fut les plans de construction de camps de concentration sur lesquels la propagande est-allemande avait apposé la signature du président de la République Fédérale d'alors Heinrich Luebke. La preuve qu'il s'agissait d'un faux ne fut apportée que longtemps après sa mort...
Jean-Paul Picaper. Opération Walkyrie. Editions de l'Archipel
A lire aussi les mémoires de l'épouse de Von Stauffenberg.
A lire: Nazis
La fuite des Nazis en Amérique Latine
Eichmann en arrivant à Buenos-Aires en 1950 avait l’équivalent de 480 euros en poche. Et trois ans plus tard, le fugitif qui avait trouvé du travail comme ingénieur topographe dans le nord de l’Argentine grâce à un réseau de sympathisants nazis, vivait seul, sans électricité, ni eau courante,loin de toute épicerie et du premier bureau de poste.La traque d’Eichmann de Neal Bascomb ( Editions Perrin) corrige l’image d'Epinal accrochée depuis des lustres aux nazis réfugiés en Amérique Latine. On est très loin du Dossier Odessa, transposition cinématographique du roman à suspens de l’écrivain britannique Frédéric Forsyth, qui avait bati une fiction autour de la fuite des dignitaires nazis aidé par Odessa, une organisation d'anciens SS. La réalité est bien différente.
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Le pire peut-être des
égarement autosuggestif qui le poussait à écrire l’histoire afin que les générations futures voient le vingtième siècle à travers les yeux du chef de la propagande national-socialiste. «Il est tout à fait remarquable, écrit-il par exemple, au lendemain du débarquement allié en Normandie, que le Fuehrer soit absolument sûr et ne montre aucun signe de faiblesse. Que Churchill fasse déjà le fanfaron et qu’il se décerne d’avance les lauriers de la victoire ne saurait nous étonner : il l’a toujours fait». Le 28 mars 1945, un mois environ avant son suicide dans le Bunker de la chancellerie, avec toute sa famille, Hitler et Eva Braun, Goebbels croit toujours à la bonne étoile du Fuehrer. «On a toujours l’impression qu’il vit dans les nuages, écrit-il, mais il est déjà si souvent descendu des nuées, tel un deus ex machina. Il persiste dans sa conviction que la crise politique au sein du camp ennemi justifie nos plus grands espoirs». Quelques pages auparavant, Goebbels reconnaissait pourtant qu’il régnait une «ambiance de fin du monde» dans l’entourage du Fuehrer. Jk 
L'organisations d'anciens SS Odessa, qui aurait organisé la fuite des dirigeants nazis, et fut rendue célèbre par le chasseur de nazis, Simon Wiesenthal ne serait-elle qu'un mythe? Heinz Schneppen, ancien ambassadeur de la République fédérale allemande au Paraguay, montre, documents d'archives à l'appui, qu'on est plus près, dans cette affaire, de la fiction que de la réalité. Odessa und das vierte Reich déboulonne ainsi pas mal de pseudo-vérités historiques sur la fuite des nazis vers l'Amérique Latine. Les auteurs de fictions "inspirées de la réalité" devront peut-être à l'avenir revoir leur copie. Jk