A lire: Nazis
Heydrich : Une passionante biographie qui explore les abimes intérieurs du "diable à forme humaine"

Le pire peut-être des nazis, pourtant Heydrich n'a curieusement pas trouvé la place qui lui revenait dans l'historiographie du troisième Reich, bien qu'il ait été l'un des plus grands criminels nazis de l'histoire, avec des ambitions démesurées au nombre desquelles figurait même celle de remplacer Hitler par un Führer encore plus parfait - lui en l'occurence. L'une des raisons est sans doute que sa mort dans un attentat en 1942, alors qu'il était protecteur adjoint du Reich à Prague n'a pas permis de le juger à Nuremberg. La biographie de ce «diable à forme humaine», de Mario R. Dederichs, ancien correspondant du magazine allemand Stern à Washington, Moscou, et Bonn, est passionnante parce qu'elle donne de nombreux repères pour comprendre le cheminement psychologique de ce monstre.
Mario R Dederichs.Heydrich. Tallandier
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A lire: nazis
Les Nazis droguaient certains de leurs soldats

L'infanterie allemande n'a pas été la seule à être gavée de drogue dans les moments difficiles. La «pilule magique», surnommée la pilule de Goering,a été généreusement distribuée aux conducteurs de chars et à la Luftwaffe du Maréchal Goering dont une biographie a été récemment publiée chez Perrin. Les écoliers des jeunesses hitlériennes affectés à la défense aérienne recevaient également leur ration de Pervitin. Vers la fin de la guerre, les Nazis travaillaient d'arrache-pied à une nouvelle drogue encore plus efficace...
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A lire: Nazis
La fuite des Nazis en Amérique Latine

Eichmann en arrivant à Buenos-Aires en 1950 avait l’équivalent de 480 euros en poche. Et trois ans plus tard, le fugitif qui avait trouvé du travail comme ingénieur topographe dans le nord de l’Argentine grâce à un réseau de sympathisants nazis, vivait seul, sans électricité, ni eau courante,loin de toute épicerie et du premier bureau de poste.La traque d’Eichmann de Neal Bascomb ( Editions Perrin) corrige l’image d'Epinal accrochée depuis des lustres aux nazis réfugiés en Amérique Latine. On est très loin du Dossier Odessa, transposition cinématographique du roman à suspens de l’écrivain britannique Frédéric Forsyth, qui avait bati une fiction autour de la fuite des dignitaires nazis aidé par Odessa, une organisation d'anciens SS. La réalité est bien différente.
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A lire : histoire
Nazis : le congrès du parti à Nuremberg

Les manifestations de masse organisées de nuit à Nuremberg au gigantesque centre de congrès du parti nazi dont la construction avait été confiée à Albert Speer, l'architecte du Führer, étaient en partie destinées à cacher dans l'obscurité les bedaines et le manque de discipline des petits et moyens fonctionnaires nazis qui "engraissés par leurs prébendes" avaient pris une respectable bedaine.

La bedaine des administrateurs du parti

Dans ses mémoires publiées chez Fayard, Speer écrit que la Wehrmacht, les SA et le Service du Travail savaient défiler et faisaient une grosse impression sur Hitler, mais que ceux qu'on appelait les "administrateurs" du parti n'étaient même pas capables de former correctement les rangs. " La division chargée de l'organisation du Congrès du Parti cherchait désespérément une solution à ce douloureux problème qui avait provoqué des remarques ironiques de la part de Hitler, quand me vint l'idée salvatrice: "Faisons-les donc, proposai-je, défiler de nuit".

"Je développai mon plan devant les responsables de l'organisation du congrès du parti", raconte Speer qui plaida coupable à Nuremberg et fut condamné à 20 ans de prison, " On rassemblerait pour la cérémonie nocturne les milliers d'étendards des groupes locaux d'Allemagne derrière les murs de l'esplanade qui les cacheraient de leur hauteur, jusqu'au moment où, à un commandement, les porteurs d'étendards, divisés en dix colonnes, avanceraient dans les dix travées formées par les administrateurs venus s'aligner sur le terre plein. Les étendards et les aigles brillants qui les couronnaient seraient éclairés par dix puissants projecteurs de façon que ce seul spectacle produise un effet saisissant". Pour corser le spectacle, Speer a l'idée de demander à Goering, le patron de l'armée de l'air, de lui prêter 130 projecteurs de défense antiaérienne qui projetaient leur lumière à près de 8 kilomètres. Goering rechigne d'abord - ces projecteurs constituaient sa réserve stratégique - mais Hitler réussit à le convaincre.

Une cathédrale de glace

Le résultat est spectaculaire. "Les 130 projecteurs, placés tout autour de l'esplanade, à 12 mètres seulement les uns des autres, illuminaient le ciel de leurs faisceaux qui , d'abord bien détachés, se fondaient à une hauteur de 6 à 8 kilomètres en une vaste nappe lumineuse. On avait ainsi l'impression de se trouver dans une immense pièce aux murs d'une hauteur infinie soutenus par de puissants piliers lumineux". L'ambassadeur britannique à Berlin, Henderson, est impressionné ( la guerre n'a pas encore été déclarée):" C'était, écrit-il, en même temps solennel et beau, on se serait cru dans une cathédrale de glace".

La catastrophe nazie, écrit Speer dans les dernières lignes de ses mémoires, à montré la fragilité de l'édifice de la civilisation moderne construit au cours des siècles. Nous le savons maintenant : l'édifice dans lequel nous vivons n'est pas à l'abri des cataclysmes. L'appareil compliqué du monde moderne peut se disloquer sans rémission sous la conjonction d'impulsions négatives dont les forces s'additionnent".

Albert Speer. Au coeur du troisième Reich. Fayard.

 

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