birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.

 



 

 

A lire: monde
Russie : Xénophobie et nationalisme en Russie

La Russie selon des études indépendantes, est devenue le premier pays au monde pour son nombre de skinheads, une mouvance qui désormais regroupe environ 50.000 personnes. Patriotisme, nationalisme et xénophobie sont les maitres mots de cette inquiétante évolution.

Qualifié par Vladimir Poutine de plus grande « catastrophe » du XXe siècle, le démantèlement de l’Urss a été pour les Russes un traumatisme aux allures d’humiliation. Réaffirmer la puissance russe est devenue une nécessité. Pour rassurer une population déboussolée, Poutine a choisi la méthode la plus simple c’est-à-dire la plus démagogique : l’exaltation du nationalisme et du patriotisme. Que cela conduise inévitablement à la résurgence de sentiments xénophobes n’est guère plus qu’un dommage collatéral, sans importance. La deuxième guerre contre la Tchétchénie « musulmane » a été un élément majeur de cette stratégie. Elle a permis à Poutine de renforcer son prestige tout en alimentant la xénophobie d’une jeunesse et d’une élite intellectuelle qui, de plus en plus, considèrent la religion chrétienne orthodoxe comme une alternative spécifiquement russe au « messianisme communiste » de l’époque soviétique.

C’est sur terrain qu’ont prospéré les organisations nationalistes comme par exemple l’association « Pamiat » (la mémoire) et le Parti national-bolchevik d’Edouard Limonov.

De plus en plus radicales, certaines sont proches des réseaux mafieux et se financent par le biais d’activités telles que la fourniture de services de sécurité privée. Anciens militaires et anciens policiers sont généralement leurs meilleures recrues. Parallèlement, à partir des années 2000 la violence des skinheads, bras armé de la mouvance nationaliste, agissent au grand jour et n’hésitent plus à organiser de véritables « pogroms » contre les émigrés. Les autorités ferment les yeux et certains pouvoirs locaux utilisent des groupes de skinheads pour faire régner l’ordre.

Une collusion sans doute encouragée par le pouvoir central alors que le parti présidentiel « Russie unie » milite ouvertement en faveur d’un « patriotisme éclairé » et d’un « nationalisme administré ».
André Birukoff

(Avec la Russie contemporaine, sous la direction de Gilles Favarel-Garrigues et Kathy Rousselet. Fayard).