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Fabriquer la vie?

Au 15è siècle Paracelse alchimiste, astrologue et médecin considérait l’acte sexuel comme indigne de l’homme et pour l’en dispenser il décida de fabriquer lui-même un être humain en faisant putréfier du sperme dans du fumier pendant 40 jours. Une expérience évidemment sans lendemain.
Mais cinq siècles plus tard où en est cette volonté mythique de « fabriquer la vie » ? Qu’en est-il de ce rêve impossible que l’homme a caressé de tout temps et qui dans la littérature a pris les traits du maléfique Docteur Faust ou du monstrueux Frankenstein ?

Biologie de synthèse : le rêve devenu réalité?

Avec la biologie de synthèse dont le but est de concevoir de nouveaux systèmes biologiques, il semble bien que le rêve soit devenu réalité.
Publié aux éditions du Seuil, sous le titre « Fabriquer la vie », un livre de Bernadette Bensaude-Vincent, professeure de philosophie des sciences et des techniques, et de la journaliste scientifique Dorothée Benoit-Browaeys apporte un éclairage nouveau sur la question. Cet ouvrage clair et précis nullement réservé à des spécialistes, analyse les divers aspects du problème : scientifique, bien sur mais aussi philosophique, éthique et sécuritaire au moment où les progrès de la science risquent d’être détourné de leur objectif pour tomber entre des mains malveillantes et provoquer en fin de compte des catastrophes à l’échelle planétaire.
Le coup d’envoi de la biologie de synthèse a été donné il y a à peine plus d’un an, en mai 2010 lorsque le biologiste et homme d’affaires américain Craig Venter a annoncé avoir créé pour la première fois une cellule vivante à partir d’un ADN synthétique. « Je suis en train de créer la vie artificielle », a assuré alors le savant américain.
De nombreux scientifiques ont estimé que Craig Venter avait peut-être exagéré la portée de sa prouesse. Mais il n’en reste pas moins que la biologie de synthèse a ouvert de nouveaux horizons. Les multinationales n’ont pas manqué de les transcrire en termes économiques, prévoyant l’éclosion rapide de nouveaux marchés, synonymes de rentabilité accrue. Une vision confirmée par le département de l’Energie américain qui prévoit que la biologie de synthèse représentera en 2016 un marché de trois milliards de dollars.

Une industrialisation de la biologie synthétique

Car la nouvelle science ne manquera pas d’avoir un impact sur divers secteurs : l’énergie avec la production de biocarburants, la pharmacie avec la création d’organismes transformés en usines à médicaments, la chimie avec la synthèse des molécules complexes ou encore la décontamination de l’environnement. Que des entreprises comme Cargill, BP, Exxon, DuPont, BASF, Pfizer aient déjà commencé à s’y intéresser et qu’elles soient prochainement rejointes par les géants de l’informatique que sont Microsoft, IBM ou Google, n’étonnera donc personne. L’industrialisation de la biologie synthétique est bel et bien à l’ordre du jour.
De son côté le gouvernement américain n’est pas en reste. La Darpa, l’agence pour la recherche du ministère américain de la Défense, a ainsi débloqué en 2011 six millions de dollars pour des projets de biologie synthétique dont certains semblent tenir de la science-fiction. L’immortalité en l’occurrence puisque l’un des objectifs prévus est rien moins que de créer une « nouvelle génération de cellules régénératives » programmées pour vivre indéfiniment.

Un risque d'apocalypse?

Mais à la veille de ce développement tous azimuts tous les risques ont-ils été correctement évalués ? A-t-on prévu l’impact de cette nouvelle industrie sur l’environnement ou la santé humaine ? A-t-on vraiment pris toute les précautions pour limiter la prolifération des informations sur la biologie synthétique alors que, par exemple selon Roger Brent, directeur de l’Institut des sciences moléculaires de Berkeley, « 100.000 personnes sont actuellement capables de fabriquer leur propre anthrax » ?

La population mondiale ne risque-t-elle pas à terme d’être dévastée par un virus mis au point par des « bio terroristes » et contrainte comme dans le film apocalyptique « L’armée des 12 singes » de se réfugier sous terre ? «La communauté des biologistes de synthèse peut certes se donner confiance en se dotant d’une artillerie de gestion des programmes –feuilles de route, banques de données, standards, règlements, formules de confinement, éthiciens embarqués -, son avenir n’est pas pour autant assuré.  Les capitaux affluent, les gouvernements se mobilisent… les microbes ricanent ! », avertissent les deux auteurs. André Birukoff

Fabriquer la vie. Bernadette Bensaude-Vincent et Dorothée Benoit-Browaeys. Editions du Seuil


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Autoritarisme et développement économique

Quatre économistes, 3 Russes et 1 Français nous invitent à revisiter l'histoire économique récente de la Russie et son passage mouvementé du socialisme au capitalisme, un retour en arrière des plus instructifs pour comprendre la Russie actuelle à la veille d'une élection présidentielle dont le vainqueur, Vladimir Poutine, à moins d'un extraordinaire coup de théâtre, est déjà connu.
« La transition russe 20 ans après » Sous la direction de Jacques Sapir. Editions des Syrtes
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Kathy Reichs. Les traces de l'araignée

Une nouvelle aventure de la séduisante anthropologue Temperance Brenan et de son collègue Ryan,
en mission à Hawaï.. Qui est le noyé d'Hemmingford, Québec, retrouvé enveloppé dans du film plastique ? S'agit-il de John Lowery, surnommé l'Araignée, pourtant déclaré mort dans un crash au Vietnam en 1968 ? Ou de son jumeau, Thomas ? A moins que ce ne soit son cousin, qui lui ressemblait tant ? Tempe se débat dans cet imbroglio, alors que sa fille Katy pleure son fiancé Coop tué dans un guet-apens en Afghanistan. Quittant le Québec pour Hawaï, direction le centre d'identification des dépouilles de soldats morts en mission, Tempe, accompagnée de Katy, est rejointe par son collègue et ex-amant Ryan, lui-même accompagné de sa fille Lily. Ambiance conflictuelle garantie ! L'auteur nous entraîne alors dans un tourbillon d'aventures et de coups de théâtre, entre menaces mafieuses, usurpation d'identité, double ADN. Kathy Reichs, comme l'héroïne de ses romans, est anthropologue judiciaire. Elle a notamment participé à l'identification des victimes du 11 septembre 2001 à New York.

Kathy Reichs. Les traces de l'araignée. Robert Laffont


Jose Maria Arguedas. Diamants et silex

L'univers féodal sans pitié de la cordillère des Andes où survivent les descendants lointains des indiens Quechuas dont la civilisation fut détruite par les conquistadors espagnols. Une autre bataille se livre entre les puissances de la vie et celles de la mort. Le Pérou des Andes avec son cortège de croyances et de rites confronté à la logique rationnelle occidentale, importée dans le sang plus de cinq siècles auparavant. José María Arguedas, l'un des plus grands écrivains latino-américains, met ici en scène la passion et la sexualité des hommes dans leur versant le plus sombre, là où la raison est entravée, inutile, perdue face à l'incontrôlable dynamique de l'amour et de la mort.
Jose Maria Arguedas. Diamants et silex. L'Herne.


Josef Škvorecký Miracle en Bohème.

Miracle en Bohème, de Josef Škvorecký, mort en début d'année a Toronto, paraîtra le 16 février chez Gallimard dans la collection "L'Imaginaire".Le livre est préfacé par Milan Kundera, Né en 1924, Josef Škvorecký était un critique farouche du régime totalitaire au pouvoir en Tchécoslovaquie de 1948 à 1989. Il avait quitté son pays natal peu après l'arrivée des troupes soviétiques en août 1968, pour s'installer au Canada où il enseignait la littérature américaine et anglaise à l'université de Toronto.Grand connaisseur de jazz, traducteur fécond d'Ernest Hemingway, de F. Scott Fitzgerald et de William Faulkner, auteur de plusieurs romans policiers et de scénarios de cinéma, Josef Škvorecký était influencé dans ses créations littéraires par l'occupation nazie et la vie sous le régime communiste.

Josef Škvorecký. Miracle en Bohème. Gallimard. Collection l'Imaginaire

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Les manifestations de masse organisées de nuit à Nuremberg au gigantesque centre de congrès du parti nazi dont la construction avait été confiée à Albert Speer, l'architecte du Führer, étaient en partie destinées à cacher dans l'obscurité les bedaines et le manque de discipline des petits et moyens fonctionnaires nazis qui "engraissés par leurs prébendes" avaient pris une respectable bedaine.
Vidéo.
Albert Speer. Au coeur du troisième Reich. Fayard.

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A-lire: livres - histoire
L'épopée des Russes blancs contraints de fuir leur pays après la révolution de 1917

L’épopée du million et demi de Russes contraints de fuir leur pays,après la révolution de 1917,pour échapper à la guerre civile et aux exactions communistes.
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Le vrai visage de Raul Castro

Des dizaines d’hommes faits prisonniers par l’armée cubaine lors de l’invasion manquée de la Baie des Cochons sont entassés dans un camion frigorifique hermétiquement clos pour être transportés à La Havane. Lorsque le camion arrive enfin dans la capitale cubaine et que les portes s’ouvrent on découvre neuf cadavres parmi les survivants.
Cet épisode tragique, rapporté par Jacobo Machover dans son dernier ouvrage « Raul & Fidel, la tyrannie des frères ennemis » chez François Bourin Editeur, éclaire la personnalité du cadet de la famille Castro, un homme resté longtemps dans l’ombre avant de jouer, bon gré mal gré, les premiers rôles depuis que son frère, malade et sans doute atteint de démence sénile, n’est plus en mesure de les assumer. ab.
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