A lire: violence et ordres sociaux

Douglas North, colauréat du prix Nobel d'économie 1993, John Wallis, historien de l'économie, professeur à l'université du Maryland, et Barry Weingast, professeur de science politique à Stanford, estiment que la croissance est directement liée à la capacité des systèmes économiques à permettre à chaque individu de s'élever dans la société par la création de richesses.
Dans l'autre système que les auteurs de Violence et ordres sociaux (Gallimard, 2010), opposent au premier, l'élite restreint tellement l'accès au pouvoir qui donne l'accès à la richesse que la croissance est faible et le développement ne se produit pas.
Contrairement à ce qui est habituellement présenté comme une certitude, il ne suffirait donc pas, pour assurer la croissance économique, d'injecter de l'épargne dans le circuit économique,ni d'améliorer le capital humain, les infrastructures techniques, de libéraliser les marchés,ou de pratiquer une bonne «gouvernance». Le processus de développement dépend plutôt de l'élargissement des conditions d'accès au pouvoir politique et à la richesse sur un mode «impersonnel», chaque citoyen bénéficiant de règles de droit. C'est en ouvrant les «ordres sociaux à accès limité» que l'on favorisera la croissance économique puisqu'il existe un lien entre revenu élevé et institutions politiques saines.
Mais il sera pour cela nécessaire d'endiguer la violence des individus et des groupes cherchant à s'approprier des ressources ou un statut social. « Les ordres d'accès ouvert, remarquent les auteurs de Violence et ordres sociaux, déploient «un cercle vertueux qui associe contrôle de la violence et ouverture de l'accès».
Un bémol néanmoins à cette démonstration, notent dans une postface deux économistes Nicolas Meisel et Ould Aoudia: sur les trente dernières années, la Chine qui n'a pas un régime démocratique, a témoigné d'une flexibilité et d'une capacité d'adaptation- caractéristiques des ordres sociaux ouverts- au moins égales, sinon supérieures, à celles de nombreux pays considérés comme d'accès ouvert, notamment européens».
Les thèses de North, Wallis, et Weingast seraient-elles à revoir? Le livre en tout cas donne un excellent cadre conceptuel à des réflexions tout à fait actuelles qui ne sont pas réservées à un public d'érudits, comme beaucoup d'ouvrages d'ailleurs de la Bibliothèque des sciences humaines de Gallimard. jk

Violence et ordres sociaux. Bibliothèque des sciences humaines. Gallimard

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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L'attente de l'aube : le nouveau roman de William Boyd

Vienne 1913. L'empire austro-hongrois est "une soupe de légumes, une grosse salade infecte" où coexistent tant bien que mal autrichiens, hongrois, croates, bosniaques, italiens, et autres ukrainiens. Quant à Vienne, il y coule un fleuve "sombre et puissant...le fleuve du sexe".Un roman tout en finesse à l'ombre du grand Freud. Suite
William Boyd. L'attente de l'aube. Editions du Seuil.
(en librairie le 3 mai)

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L'historien Pierre Jardin, agrégé d'histoire et docteur d'état en sciences humaines et sociales, s'inscrit en faux contre la thèse d'Eric Kerjean selon lequel la résistance de l'amiral Canaris à Hitler aurait été un "mythe". Eric Kerjean, écrit-il, multiplie dans son ouvrage "Canaris : le maître espion de Hitler" (Perrin) " les erreurs factuelles,et défend ses principales thèses sans apporter beaucoup plus que des affirmations péremptoires qui rien ne vient étayer" Suite


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Nazis : Magda Goebbels, la mère monstrueuse

Magda (future épouse du ministre de la propagande du Reich Joseph Goebbels) n’a pas encore treize ans. La voyante lui demande de couper les cartes de la main gauche, puis elle les dispose méthodiquement en quatre rangs. Elle prend la main de Magda, en étudie attentivement les lignes,et déclare : «Un jour, tu seras une reine de la vie, mais la fin sera terrible». Suite


 

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birdyWilliam Wharton. Birdy
Al et Birdy sont inséparables depuis l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy n'a qu'une passion : les oiseaux. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux... Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker. WILLIAM WHARTON (1925-2008), de son vrai nom Albert du Aime, est né à Philadelphie. Pendant la Seconde guerre mondiale, il s’engage très jeune dans l’armée et est blessé lors de la bataille des Ardennes. Après ses études d’art et de psychologie, il émigre en Europe et s’installe définitivement en France, où il mène une carrière de peintre. Il publie son premier roman, Birdy, alors qu’il est âgé de 52 ans. Ce livre reçoit le National Book Award en 1980 et connaît un succès planétaire.
William Wharton. Birdy. Editions Gallmeister

 


Dean Koontz. Un type bien
Timothy Carrier a l’habitude, après le travail, de venir boire une bière dans la taverne de son ami ; il aime entraîner les clients excentriques dans des conversations amusantes. Mais ce soir, l’homme bizarre assis à côté de lui au comptoir prend Tim pour quelqu’un d’autre, et lui remet une grande enveloppe. Dans chacun de ses romans, Dean Koontz entraîne le lecteur dans des mondes complexes et déroutants, où se mêlent le suspense et le merveilleux. Dans son dernier ouvrage, il retrouve son thème de prédilection : un homme lambda plongé dans une situation extraordinaire, qui va devoir combattre un adversaire redoutable… Après Stephen King, Dean Koontz est l’auteur le plus aimé des Américains. Il a publié près de 50 romans dans le monde entier.
Dean Koontz. Un type bien. Editions Jc Lattès.